dimanche 25 novembre 2007

SUR LA PISTE D' HO CHI MINH (CITY)

Ho Chi Minh Ville (HCMC), c'est Saïgon... rien que le nom, ça fait rêver, non ? Pourtant, c'est une ville qui n'a pas beaucoup de charmes apparents : des bâtiments ordinaires, une circulation démentielle (pas de feux rouges, que des klaxons) et pas vraiment de centre historique... Mais en même temps, on sent que c'est une ville qui grouille d'activités (et moi, j'adore ça, c’est mon côté parisien) : beaucoup de jeunes dans les rues avec des styles vestimentaires bien affirmés (des minets tendance rock avec des cheveux bleus aux charmantes demoiselles en tenue traditionnelle, le "Ao Dai", sorte de grande tunique en soie qui descend jusqu'aux pieds), des motos partout et tout le temps (il faut passer un vrai apprentissage pour traverser la rue : s'insérer lentement dans la circulation et faire front sans paniquer), des marchés un peu partout avec une vraie ambiance.

Il n'y a plus aucune trace ici de la présence française (à part les stands de Vache Qui Rit et de mini baguettes bien de chez nous !), par contre, on se sent déjà un pied en Chine.

Le premier choc que nous avons ressenti ici, c'est la cuisine : elle est exquise ! Rien à voir avec les restos vietnamiens à Paris. Après l'Indonésie, où la nourriture n'est quand même pas terrible (j'en pouvais plus des fried rice et des plats supers épicés) ça fait un bien fou ... on pense vite récupérer les kilos qu'on a perdus.

Deuxième choc : les traces de la guerre du Vietnam. On n'avait pas du tout réalisé que la guerre s'est finie il y a peu de temps (30 ans en fait) et on a été surpris de voir pas mal d'estropiés à HCMC... bon, les mines anti-personnelles y sont sûrement pour beaucoup, mais on a aussi souvent vu des handicapés (à cause des produits chimiques balancés par les américains et qui continuent à polluer les sols) ou des gens qui ont des brûlures (à cause du Napalm)... Mais surtout, on s'est rendu compte que la plupart des gens que l'on croise dans la rue ont eux-mêmes participés à cette guerre, et ça, ça fait froid dans le dos... Même si les vietnamiens sont visiblement passés à autre chose, cette guerre est encore vraiment très présente ici.

Troisième choc : ici, tout se paye en dollars (même quand on paye en dongs, il arrive de temps en temps qu'on nous rende la monnaie en dollars) et on croise parfois des drapeaux américains dans les stands pour touristes. C'est tout de même étrange pour un pays qui s'est acharné a combattre l'impérialisme américain, non ?

Sinon, nous avons fait une excursion vers la secte Gaodai (une religion qui tente de faire la synthèse entre toutes les religions) : très kitch

Puis vers Cu-Ching, où ont été aménagés les tunnels des Viet-congs (ils ont été agrandis pour que les touristes, notamment les gros américains, puissent les traverser) : rien de tel pour bien se rendre compte de la condition des résistants et de leur hargne pour défendre leur pays. Ca avait un côté "Papa Schultze" (vous vous rappelez de cette série géniale ?) sauf qu'ici les américains ne sont pas vraiment les héros.

1 commentaire:

Virginie a dit…

comment ça perte de kgs !!! non mais ça va pas !!! mangez mes petits !! goutez à tout sans restriction et si la cuisine viet est succulente alors succombez à ses appels et faites le plein en vue des destinations à venir :-()))

C'est vrai que ce doit être particulier d'arriver dans un pays où la guerre est si présente dans les souvenirs collectifs !!!

Déjà à Berlin quand on voit les impacts de balles sur les immeubles ça fait rélechir alors là formaliser sur des corps et dans les consciences ça atteint carrément un grade supérieur !!!

bon que ça ne te fasse pas adhérer au Gaodai

je continue ma lecture et vous embrasse très très fort