vendredi 30 mai 2008

MENDOZA : HABLAMOS ESPANOL !

Mendoza est reputee pour etre une ville de province argentine qui bouge a mort... Nous sommes arrives dans un ville morte. La raison est simple, nous etions dimanche (et un dimanche en Argentine, ca rigole pas).
Nous arrivons dans un hostel aussi fantomatique que la ville : de longs couloirs vides qui resonnent, un receptionniste a peine aimable et des elements qui disparaissent inopinement (la fenetre de notre salle de bain par exemple, qui ne sera retrouvee que quelques jours plus tard dans un debarras !). Tous les autres hostels etant complets, nous n'auront pas le choix, nous devront rester ici.
Nous sommes a Mendoza dans un objectif bien precis : prendre une semaine de cours intensifs d'espagnol afin de pouvoir ensuite nous lancer allegrement a la decouverte du continent sud americain. Une semaine, donc, de dur labeur, comme une parenthese dans notre voyage, afin de se sentir autonomes et enfin pouvoir decoller.


Nous avons trouve les cours parfaits : dans une petite maison charmante, deux profs passionnees par les langues allaient decortiquer nos structures mentales de maniere intensive et, heureux presage, un jeune chat qui tentait par tous les moyens de se lover sur nos genoux pendant que nous recitions nos conjugaisons... Si nous nous etions inscrits dans un de ses cours hypers pros ou les etudiants se suivent comme dans une usine, je crois que nous n'aurions pas pu tenir deux jours ; tandis que la, nous allions a ses cours avec plaisir. Suzanna, une des prof, fantasmait completement sur Paris, elle etait ravie d'avoir des petits francais. Elle nous parlait avec nostalgie de l'Argentine, comment Carlos Menem a mis son pays a genoux en 2001 en creant une crise financiere sans precedent, du climat d'insecurite qui monte dans les rues de Mendoza (les magasins se barricadent dans la journee et ferment 3h plus tot le soir parce qu'ils en ont marre de se faire braquer parait-il... mais je dois avouer que nous ne nous sommes jamais senti en danger a Mendoza... est-ce une crise paranoiaque relayee par les medias argentins ? Est-ce que les magasins etaient a ce point pilles aux moment les plus forts de la crise ?).


Puis est arrive le week end du 1er Mai. Notre hostel s'est rempli a la vitesse de l'eclair, devenant un lieu orgiaque de jours comme de nuits... Impossible de fermer l'oeil et d'apprendre assidument nos 30 mots de vocabulaires quotidiens... Impossible aussi de suivre ces jeunes vingtenaires chevronnes qui partaient en boite toutes les nuits dans un fracas de tous les diables.

Nous, nous etions le couple sage de l'Hostel (il y avait d'autres couples, mais ils n'ont meme pas tente de sortir de leur chambre pour se joindre a cette bande de fetards dechaines...). Au debut, on a tente de parler a ces jeunes loups de l'Asie, de notre conception du voyage, de notre maniere de voir le monde, mais on a bien vu qu'ils esquissaient quelques baillements... Memes notre episode sur les inondations au Vietnam ne les a que peu emus. Ils etaient semble-t-il plus preoccupes par le concours de bierre qui se deroulaient juste derriere nous... Ennieme decalage...


Dimanche soir, fin du week end, notre hostel s'est vide a nouveau, retrouvant son atmosphere fantomatique. Dans les rues de Mendoza, un petit moment de poesie : un homme au teint cuivre, un des rares descendant de la culture pre-hispanique vivant a Mendoza, promene son oie sur une des places de la ville, en silence. Quelques vieilles bagnoles circulent (des Renault 12, des Peugeot 403) donnant un air un peu retro aux rues de Mendoza.

Lundi matin, nous terminons nos cours. Notre niveau n'est vraiment pas terrible, en met encore pas mal de mots en anglais au milieu de nos phrases, mais nous avons acquis les bases. Reste maintenant la pratique...
L'apres midi meme, nous courrons prendre nos billets de bus pour gagner le nord de l'Argentine. Notre voyage peut enfin commencer.

Que dire de Mendoza ? C'est une ville qui n'a pas beaucoup de charmes. Sans nos cours, nous n'y serions sans doute restes qu'une nuit... De ce que nous ont dit les infatiguables fetards, c'est une ville etape qui permet de partir a la decouverte de la route des vins.

mardi 27 mai 2008

SANTIAGO : EN PLEIN DECALAGES

Notre arrivee sur le nouveau continent fut quelque peu complexe. Nous etions completement perdu : changement culturel radical, changement de temperature, nouvelle langue et pour la premiere fois, un decalage horaire que nous avons pris de plein fouet.

Prenons les choses dans l'ordre : nous ne connaissions rien de ce continent avant d'y mettre les pieds. Pour notre voyage en Asie, c'etait plutot facile parce que nous etions en terrain connu : notre voyage au Laos nous avait fait decouvrir la zenitude asiatique, nous savions qu'il etait facile de communiquer en anglais avec les gens et surtout, nous savions que ca allait nous plaire. Pour l'Amerique Latine, nous n'avions aucune idee de ce qui nous attendait. Nous abordions donc ce continent avec une bonne dose d'apprehension.

Nouvelle culture. Santiago est une grosse ville europeenne : les rues ont des trottoirs, du bitume et des feux rouges (plus une vache a l'horizon), les chiliens s'habillent comme nous, nous avons le meme teint et comble de tout, le metro qui sillonne les tunnels de la ville a ete construit par un francais (nous nous retrouvons donc dans les memes rames que la ligne 1, a nous accrocher a la meme rampe en metal que dans notre bon vieux metro parisien... effet etrange !)
Facile, donc, me direz-vous, de s'adapter puisque nous maitrisons tous les codes de la culture europeenne... Et bien non, c'est pas si simple, parce que nos neuf mois en Asie nous ont rendus accro aux chocs culturels... Apres ca, on a un peu l'impression de ne plus avoir notre lot de surprises quotidiennes. Pas envie d'aller a la rencontre des latinos-americains, pas envie de faire de photos non plus. Nous voilà donc face a un nouveau dilemme : tenter de mettre de cote tout ce que nous avons vecu en Asie, repartir de zero et surtout, arreter de faire des comparaisons. Voila comment nous devront nous adapter a ce nouveau continent. Je vous assure, c'est pas facile.

Nouvelle langue. On etait prevenu : en Amerique Latine (comme en France) personne n'a appris a parler anglais. Il faut donc se mettre a l'espagnol. Le gros avantage, c'est que dans les pays que nous voulons visiter (Chili, Argentine, Bolivie, Perou) tout le monde parle espagnol. Nous avons donc deux mois et demi pour apprendre et qui sait, peut etre devenir bilingue (on a croise un paquet de voyageurs qui le sont devenu en trois mois). Du coup, ca veut dire aussi comprendre plus en profondeur les pays ; nous pourrons par exemple lire les journaux, aller au cinema, questionner les gens... nous integrer plus facilement.
Nous avions donc commence a apprendre quelques phrases des notre arrivee sur les iles Fidji. Persuades que nous commencions a bien nous depatouiller dans la langue de Cervantes, le verdict fut radical : le premier jour, Yves est arrive fierement dans notre premier hotel et a demande au receptionniste, sur un ton plein d'assurance « Une table pour deux s'il vous plait monsieur »... Le receptionniste, a peine trouble, nous a repondu en anglais qu'il avait encore une chambre de libre. Il nous fallait donc prendre de vrais cours d'espagnols.

Decalage horaire : Pour la premiere fois depuis le debut de notre voyage, nous avons pris le decalage horaire en pleine tete. D'habitude, on gere ca avec une facilite deconcertante. Cette fois-ci, on tombait de sommeil a 18h pour se reveiller en pleine forme a minuit, fin prêt pour decouvrir ce nouveau continent, puis nous retombions dans les bras de morphee vers 6h du matin... Il nous a bien fallu 4-5 jours pour nous en remettre.

mercredi 14 mai 2008

LES ILES FIDJI SI CA VOUS TENTE...

BIEN POUR
Passer ses journees dans un hamac au bord de l'eau, le nez plonge dans un bon bouquin, mais aussi faire du snorkelling, de la plongee etc...

PAR CONTRE
Les iles Fidji sont parmi les moins cheres d'Oceanie, mais il faut quand meme prevoir un bon budget.

ADMINISTRATIF
- pas besoin de visa pour les francais
- Regime politique : les iles Fidji sont independantes depuis 1970 (anciennement colonie britannique). Il y a pas mal de tensions entre les communautes fidjienne et indienne : les indiens sont tres nombreux, du fait de l'histoire coloniale de l'ile, mais ils n'ont aucune representation politique. L'equilibre est difficile a trouver et les coups d'etat s' enchainent. (Mais soyons clairs, en tant que touristes, nous n'avons absolument rien ressenti.) Actuellement, c'est un gouvernement provisoire qui dirige le pays (les prochaines elections devraient se derouler debut 2009).
- Economie : Les iles Fidjis sont parmi les plus riches d'Oceanie. L'economie est basee sur la culture du sucre brun et sur le tourisme.

SANTE
- Pas de vaccins obligatoires
- Pas de paludisme

CLIMAT
Fin avril, il fait chaud, tres humide et il pleut plusieurs fois par jour.

MONEY MONEY MONEY...
Devise : dollar fidjien (FJ$)
taux de change : 1E=2,34 FJ$
Logement : difficile de trouver un hotel a moins de 50 FJ$ la nuit. On peut aussi faire du camping dans quelques endroits.
Repas : 60 FJ$ a deux.

Pour les budgets les plus serres, le plus interessant est de rester sur l'ile principale, Viti Levu, ou il y a un hebergement bien et pas cher (Beach House, sur Coral Coast), mais souvent complet (on doit pouvoir reserver par internet)
Nous avons opte pour une ile plus eloignee et moins frequentee, Tavewa sur l' archipel Yasawa(110 $/pers aller-retour en bateau, 4h de traversee). Nous sommes restes dans la guest house Otto & Fanny, ou on mange pour 50 FJ$ par jour par pers (forfait qui comprend les 3 repas) et ou on dort dans un bungalow tout clean pour 80$ par jour. Nous avons croise pas mal de voyageurs qui nous ont tous dit que c'etait de loin de meilleur plan qu'ils aient eu au Fidji (surtout parce que le cuistot, Harry, est carrement talentueux). Aucune animation le soir, c'est plus un endroit pour se reposer.

TRANSPORT
On peut aller d'iles en iles par bateau ou en prenant de petits avions a helices (frissons garantis).

CA VA MIEUX EN L'DISANT
L'anglais (avec un accent so british) est la langue la plus utilisee ; sinon, il existe differents dialectes selon les iles ou on se trouve.

NIGHT LIFE
Sur notre ile, il ne se passait rien d'autre le soir que de longues conversations entre voyageurs autour du diner. Je crois que sur d'autres iles, ou vont les jeunes neo-zelandais et australiens, il se passe plein de trucs.

TECHNIQUE
- Internet accessible chez Otto & Fanny
- Prises electriques : il faut un adaptateur.




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LES ILES FIDJI : REPOS POUR BACKPACKERS ENTRE DEUX CONTINENTS

Apres l'Inde et avant l'Argentine, il nous fallait bien une petite pause. Qu'est-ce qu'il y a entre l'Asie et l'Amerique Latine ? L'Ocean Pacifique. Et qu'est ce qu'il y a dans l'Ocean Pacifique? Un paquet d'iles paradisiaques. Contrairement a la plupart des iles de la region, les Fidjis restent abordables pour les backpackers (du coup, tous les voyageurs qui font un tour du monde s' y trouvent !). Et puis les fidjiens sont reputes a travers le monde entier pour leur gentillesse.
Qu'on ne s'y trompent pas, les fidjiens ne sont pas les tahitiens peints par Gauguin : ils viennent d'Afrique (comment se sont-ils retrouves la? Les africains etaient-ils de grands navigateurs?), ils ont la peau noire, des cheveux crepus et les femmes ont des coupes afro ; et puis heritage colonial oblige, ils parlent un anglais so british my dear !
Comme nous n'avions qu'une semaine de prévue aux Fidjis, ils nous a fallu faire vite (se depecher pour se reposer, curieux concept... non ?). Nous avons donc saute dans un bateau qui nous a emmene loin de toute civilisation, sur une ile paisible (A Tawewa, sur l´archipel Est des Fidji : Yasawa) . La-bas, rien d'autre a faire que de dormir, manger, bouquiner et papoter avec d'autres voyageurs qui n'en rament pas une non plus, le tout face a un paysage de reve : sable blanc, cocotiers naufrages sur la plage, mer transparente, puis turquoise, puis bleue nuit, et un ciel magique. Il pleut souvent sur l'archipel (ce qui nous oblige a faire des siestes malheureux que nous sommes), le ciel oscille donc entre un bleu tres clair et un gris charge : ca donne des effets du tonnerre! La vegetation sur les iles est du coup tres dense et tres verte. Dans ce petit paradis, les moustiques, etres demoniaques par excellence, nous piquent de jour comme de nuit, nous rappelant ainsi que nous ne sommes pas encore morts (est-ce que quelqu'un pourrait enfin inventer une creme solaire qui fasse en meme temps anti-moustique ???)
Pour la plongee, mefiance : un danois nous a raconte une anecdote flippante. Il est parti faire une plongee au milieu des requins organisee par un tout nouveau club. Le but : attirer les requins locaux (de 2 metres pensaient-ils) en apportant de la viande et du sang. Ca ne faisait pas 10 secondes que l'equipage etait dans la flotte, derriere une petite ligne de surete ridicule, qu'un enorme requin blanc de 4 m les a attaques et s'est empare de toute la viande en un coup de croc. Les plongeurs, morts de trouille, ont commence a se pousser les uns les autres, pour ne pas se faire manger les premiers... Une vraie peur panique (puis le requin est parti de son cote, sans s'enerver) ! Voilà, maintenant vous savez, mefiez vous des clubs de plongee inexperimentes.

mardi 6 mai 2008

LE RAJASTHAN SI CA VOUS TENTE

BIEN POUR
En prendre plein la vue, faire de belles photos, se frotter a une culture (moghole) qu'on ne connait pas assez.
Parfait pour une lune de miel.

PAR CONTRE
C'est crevant !

ADMINISTRATIF
- VISA : obligatoire, il ne peut pas se prendre a la frontiere
Aller a une ambassade indienne est deja en soit une experience (prevoir beaucoup de temps)

- Economie : Le Rajasthan est un des etat les plus pauvre de l'Inde. (Paradoxe : les touristes les plus riches vont dans une des region les plus pauvre... Avouez que le monde est mal fait !)


SANTE
- Pas de vaccin obligatoire
- Faire attention a l'eau et a la nourriture (on est souvent malade en Inde)


CLIMAT
Debut avril, il fait une chaleur ecrasante (c'est pas la meilleur periode)


MONEY MONEY MONEY
- Taux de change : 1E = 63 indian rupees

- Logement : les hotels pas chers sont vraiment minables (pour ne pas dire cauchemardesques) et ce serait dommage de passer a cote des hotels un peu plus chers qui ont une deco rajasthani (dignes des contes des Mille et Une Nuits). A partir de 300-450 rps on vit dans des « havelis » (demeures traditionnelles des riches marchands d'autrefois).

- Restos : ce sont surtout des restos vegetariens (rappelez vous que manger du boeuf en Inde est un acte impie).
300 rps pour deux dans des restos clean et sans pretention (se mefier des restaus pour touristes qui ont peu de clients et donc ou les plats ne sont pas frais)


TRANSPORTS
- Trains : c'est l'enfer sur les longues distances en classe intermediaire. Les trains indiens font toujours du surbooking, sauf en 1ere classe. Les indiens en sont carrement a voyager sur les toits meme quand ce sont des trains express.
On peut faire des reservations sur internet et payer au guichet.
Les trains sont toujours tres en retard et le systeme d'affichage est incomprehensible. Toujours demander a quelqu'un si on est dans le bon train avant qu'il ne demarre. Nous nous sommes plantes de train une fois, nous avons du sauter en marche avec nos enormes sacs : on s'est vautre l'un apres l'autre tandis que les indiens sur le quais nous observaient avec suspicion en poussant simultanement (et ils etaient nombreux) des « Hoooo » d'effroi. Apres, il nous a fallu rester dignes !

- Bus locaux : parfois bondes, mais moins que les trains et souvent plus rapides. Mieux vaut ne pas regarder la route si on veut voyager sereinement. Des boules quies peuvent etre fort utiles.
Les routes au Rajasthan sont neuves.

- Voiture privee (avec chauffeur) : un charme fou parce que ce sont des « Ambassador »... Ce n'est pas si cher que ca si on est plusieurs, on paye au km. Nous, on preferre les transports locaux parce que c'est la que nous avons le plus discute avec des indiens.

- Avion : pas si cher que ca, on peut gagner beaucoup de temps, en depensant peu si on reserve en ligne.


CA VA MIEUX EN L'DISANT
Plus ca va, moins on fait d'effort pour parler la langue... Alors on s'en tiendra a deux mots d'Hindi :

Bonjour, au revoir : Namaste
Merci : Danyebad

Les indiens parlent anglais


NIGHT LIFE
Une petite vie nocturne s'organise dans les hotels et les havelis, mais rien de tres folichon.


TECHNIQUE
- Internet : partout, debit tres rapide, pas encore de WIFI

- Prises electriques : pas besoin d'adaptateur

- Envoi de colis : c'est une affaire complexe... prevoir au moins deux heures a la poste et attendre longtemps avant que le colis n'arrive a destination (on nous a dit qu'il arriverait dans quelques mois en France, mais vu les murs entiers de cartons a la poste, on va surement attendre plus).
Surtout, ne pas s'enerver (les administrations indiennes sont pires que les administrations communistes !)
On ne peut pas envoyer un colis de plus de 19kg et 800g.
19,8kg = 2800 rps (on croise les doigts pour qu'il arrive)

Une petite selection de nos photos du Rajasthan





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RAJASTHAN : MAINTENANT, ON PASSE A LA COULEUR !

Nous sommes arrives en Inde avec pas mal d'appréhensions. Après avoir rencontre beaucoup de « rescapés de l'Inde » au Népal (beaucoup de voyageurs craquent et viennent se réfugier au Népal, histoire de souffler un peu) on se demandait si c'était vraiment une bonne idée de terminer notre voyage en Asie par l'Inde... Mais le Rajasthan tout de même, c'est tellement mythique ! Ca fait des années que je voulais y aller.

Notre séjour en Inde a commence sur les chapeaux de roues, parce qu'en Inde, rien ne paraît simple. Les trains surbondes (jusqu'à 5 par couchette...entre les familles pauvres qui dorment par terre avec des nouveaux nes et les riches nababs qui dorment confortablement, seuls, sur leurs couchettes sans se preoccuper des autres...il a fallu se faire une place. Et quand on n'a toujours pas le choix, c'est sur le toit du train qu'on fait le voyage !), la chaleur ecrasante (on transpire sans meme avoir esquisse un geste), la poussiere, le bruit, la longueur des distances... Les transports indiens ne sont pas un mythe, les hotels minables non plus. Puis, apres 3 jours de transport, nous sommes enfin arrives au Rajasthan.

Premiere impression : le Rajasthan n'a rien a voir avec le Sud du pays. Les hommes ont des turbans multicolores sur la tete, des moustaches qui tournicotent et des babouches aladinesques, tandis que pour les femmes, c'est un defile de couleurs roses, bleues, oranges, vertes, jaunes, avec des combinaisons a peine envisageables. Et puis souvent, elles cachent leurs visages avec un morceau de leur sari, laissant entrevoir a travers le tissu le blanc de leur yeux et le reflet de leurs bijoux. Si pour nous c'est extraordinaire, ici, c'est banal. En realite, toutes les images d'epinales que l'on peut avoir de l'Inde sont rassemblees ici.

Nous sommes d'abord restes quelques jours a Pushkar, au milieu d'un paysage semi-desertique. C'est la que nous avons fait notre première rencontre avec les chameaux (quelles étranges bestioles...est-ce-qu'on est bien sur qu'elles ne viennent pas d'une autre planete ?). Et puis nous avons teste la boisson locale, le « bang lassi » : un lassi (une sorte de yogurt apre et liquide) mélange avec une espèce de pate psychotrope utilisee par les hindous dans des rites religieux (effets effroyables garantis...il nous a bien fallu 2 jours pour nous en remettre !).

Puis nous avons découvert Jodhpur, une ville presque entierement peinte en bleu, parce que parait-il, le bleu permet de rafraîchir les maisons et d'eloigner les insectes...Si ca semble marcher pour les moustiques, nous restons dubitatifs quant a la chaleur !

Enfin nous sommes arrives a Jaisalmer, ville couleur de sable plantee a l'entree du desert du Thar...Comment decrire Jaisalmer ? C'est une ambiance tres particuliere. En fait, on a l'impression d'etre arrive au bout du bout, qu'apres, il n'y a plus rien (de l'autre cote du desert c'est le Pakistan...). C'est deconcertant. Certains adorent, moi ca m'angoisse un peu.

Jaisalmer fut l'occasion de faire un peu de trekking a dos de chameau dans le desert : 2 jours sur le chameau, une nuit a la belle etoile. Nous avons ainsi fete nos 10 ans (et oui deja...) sur une dune a observer la voie lactee. C'etait magique !! Par contre, je dois avouer que le desert etait un chouilla decevant : les indiens y ont plante un champ d'eoliennes...(Quand l'Inde devient ecolo!). Et puis mine de rien, le chameau, c'est physique !

Nos plus beaux souvenirs, outre les paysages, sont sans doute les rajasthanis que nous avons rencontres dans les bus. Musulmans pour la plupart, ce sont de gens ouverts qui nous ont pose plein de questions (« -Bon, alors toi, dans ton pays, tu es... plutot riche ou plutot pauvre ?», « -Si tu n'es pas chretien, ni hindou, c'est donc que tu es musulmans, non ? », « -J'ai 70 ans, 3 femmes, 7 enfants et le dernier a 6 mois. Les enfants, venez ici et dites bonjour a des francais moyens»). On est tres tres loin des indiens mercantiles qui font craquer les touristes deja a bout de nerfs.

Une petite video du Rajasthan :

http://fr.youtube.com/watch?v=2tr-BWBAzuM

Le Rajasthan nous a ouvert encore d'autres portes pour nos prochains voyages : le Pakistan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et autres pays en « stan » : nous mourront d'envie d'y aller, partir a le rencontre de ces anciens grands royaumes moghols, ou les gens ont des regards qui fascinent, des paysages de bout du monde, une culture millenaire... Ahh, nous avons vraiment envie d'y aller (en passant par l'Iran dont nous n'avons entendu que du bien par les voyageurs qui y ont ete). Bref...

Pour finir ce voyage, qui fut definitivement trop court, nous sommes partis faire un saut a Bombay, pour papoter un peu avec Ishwari (qui s'est installee la-bas pour sa carriere d'actrice). Elle a obtenue un 1er rôle dans un film realise par un danois (c'est bien ca?) qui parle de Bollywood... Il sort en France en septembre , je vous tiendrai au courant.

Voilà, c'est la fin de l'Asie pour nous (si tant est que l'on considere l'Inde comme une partie de l'Asie). Nous allons nous envoler maintenant pour l'Amerique Latine, avec un bref stop aux iles Fidji). On part la gorge un peu serree de quitter le continent que l'on ne retrouvera probablement pas dans les memes conditions (nous avions decouvert la Chine avec , au debut, la tete encore un peu au Vietnam, le Nepal alors que nous avions la tete encore un peu en Chine, etc....). La prochaine fois, nous decouvrirons l'Asie alors que nous aurons probablement la tete en France, dans nos soucis de boulot, dans le speed des conges payes... Ahh, si seulement on pouvait figer le temps. Cette foutue impermanence !

Mais ne paniquons pas, notre voyage n'est pas encore termine, il nous reste encore tout un continent a decouvrir.

vendredi 25 avril 2008

LE NEPAL SI CA VOUS TENTE...

BIEN POUR...
Les trecks dans les montagnes les plus hautes du monde, mais aussi pour les courtes balades bucoliques a faire dans tout le pays. Ceci dit, les charmes du Nepal ne s'arretent pas aux paysages : les cultures, notamment dans la vallee de Kathmandu nous font facilement voyager dans le temps. Et puis surtout, courrez au Nepal pour rencontrer les nepalais qui est un des peuple les plus bienveillants que nous ayons rencontre. Tout le monde ou presque parle anglais, donc pas de probleme de communication. Le Nepal est un de nos pays preferre !

PAR CONTRE...
C'est un des pays les plus pauvre du monde. On n'est jamais confronte a la misere, mais il faut quand meme se preparer a recevoir quelques electrochocs. Il existe beaucoup d'ONG locale aupres desquelles on peut faire des dons. En ce qui concerne l'instabilite politique, les lieux touristiques ne sont jamais touches parce que les nepalais ont bien conscience que c'est une grande part de leur economie. Il ne vous arrivera donc rien au Nepal.


ADMINISTRATIF

- VISA obligatoire que l'on peut obtenir directement a la frontiere

- Regime politique : c'est complique. En gros, le Nepal est en pleine mutation, passant d'une monarchie constitutionnelle a un modele democratique qu'il doit encore definir. Pour plus de details, voir les posts sur Kathmandu et sur Tansen.

- Economie : Le Nepal est un pays pauvre qui a ete pendant longtemps mal dirige : pas de plan a grande echelle ce qui bloque aujourd'hui la croissance. Un exemple : les innombrables coupures d'electricite qui ont lieu a la fin de la saison seche parce qu'il n'y a pas eu de reflexion sur la politique energetique.


SANTE

- Pas de vaccin obligatoire
- Paludisme : normalement, les zones ont ete traitees.
- Attention a l'eau : il y a un parasite bacterien tres courant, le « Giardia » qui n'est pas bien mechant mais tres desagreable et plus que genant par ses symptomes (grosse diarrhée, ballonnements, nausees, perte d'appetit... et flatulences). Pour s'en debarrasser, un seul remede : prendre 2 mg de TINIZOL (vendu partout) en une seule prise. En une heure, on est guerri (attention, ne pas en abuser, c'est un medicament assez puissant). Bon, vous l'aurez compris, j'ai heberge cet alien dans mon corps pendant quelques jours.


CLIMAT

En fevrier, c'est la fin de l'hiver et le debut du printemps. La temperature monte d'un coup mi fevrier et plus on va au sud, plus il fait chaud.
Pour les trecks, fevrier est presque trop tard : les jours sans brume sont rares.


MONEY MONEY MONEY

- Devise : Roupies nepalaises (NPR)
- Taux de change : 1E = 100 NPR environ (100,48)

- Budget : Rien n'est cher au Nepal. Kathmandu et sa vallee sont un peu plus cher que le reste du pays.
Logement : a partir de 350 NPR on peut avoir une belle chambre clean avec salle de bain et eau chaude (sinon, les prix commence a 100 NPR).
Repas : 200 NPR a deux dans les guest houses, un peu plus cher dans les restaurants.
Deux coins super touristiques (et donc tres mercantiles) a eviter : Thamel a Kathmandu (Freak Street est bien plus sympa) et Lake Side a Pokhara (il faut continuer le long du lac vers le nord pour etre dans des guest houses plus reposantes).


TRANSPORTS

- Pas de train au Nepal
- Les bus sont bondes : il y a autant de monde dans les bus que... sur les toits des bus ! Les routes sont bonnes sur les axes principaux.
- Minibus : plus rapides et plus chers, mais au moins on est sur d'avoir une place assise
- Les minibus touristiques : ils existent, mais je ne vois pas l'interet.


CA VA MIEUX EN L'DISANT

Comment dire... Les nepalais parlent tellement bien anglais que nous n'avons pas ete vraiment pousses a parler le Nepali. Voici les 4 mots que nous avons appris :

- Bonjour : Namaste ! Qui veut dire litteralement « que l'ensemble de vos qualites soient benies et protegees des Dieux ». Ca peut se dire d'une maniere tres simple mais aussi de maniere plus sincere, avec un immense sourire et les deux mains jointes tres du visage. Pour exprimer un profond respect pour la personne qu'on salue, on emploie Namaskar !
- Au revoir : Namaste ! (aussi)
- Merci : Danyebad
- Bonne nuit : Subaratri


NIGHT LIFE

Couvre feu a 22h au debut de notre sejour, 20h a la fin de notre voyage. Apres, l'armee circule dans la rue avec de grosses mitraillettes a la main. Autant dire qu'il ne se passe pas grand chose le soir au Nepal.


TECHNIQUE

- Internet : facile a trouver, mais le debit est d'une lenteur exasperante.
- Gravage : un peu partout dans les villes, gros villages et sites touristiques.
- Prises electriques : pas besoin d'adaptateur
- Pour les trecks : il faut un bon equipement (qu'on peut louer ou acheter a Pokhara et Kathmandu a des prix bien moins chers qu'en France). Pas question de faire les Annapurnas en converse.


Le Nepal en images :




Cliquez ici pour voir les photos en plein cadre

Pour voir notre petit film sur le Nepal, sur le mode de la carte postale animee, cliquez ici